Beschreibung
Cochelin, Félix (1953). Production et élevage des poulains anons et muletons. Vigot Frères. 152 Seiten.
Au temps de ma prime jeunesse paysanne, dans mon Perche natal, l’élevage du cheval brillait du plus vif éclat ; les débouchés : exportation des reproducteurs de choix vers l’Amérique, chevaux de labour pour la Beauce, omnibus de Paris pour les transports urbains, semblait à jamais inépuisables. En la première année de ce siècle vingtième, j’accédais aux études vétérinaires, dans lesquelles l’étude du cheval occupait une place prépondérante. Personne encore, en scrutant le plus lointain avenir, ne voulait prévoir que les progrès encore mal affirmés de la mécanique pussent faire peser une menace sérieuse sur notre coursier millénaire. Et pourtant la moitié de ce siècle étant maintenant révolue, force nous est de convenir que le cheval a largement dépassé son apogée. Le commerce et l’industrie peuvent se passée de ses services et adopte de plus en plus le moteur son concurrent. La guerre elle-même a sévi sur monde sans que la cavalerie y prenne la part à laquelle on eût pu s’attendre en d’autres temps, et ce tournant de la grande Histoire situe le moment critique de l’histoire du cheval. Ceux qui, cependant, ont aimé l’étude du cheval et consacré une partie de leur vie à son service ne se résignent pas à l’abdication totale du plus noble des auxiliaires de l’homme, et pensent qu’il reste encore de par le monde une place qui ne soi pas indigne de lui, quelles que puissent être les conditions nouvelles de l’économie mondiale. Parallèlement à ce déclin, mais en sens inverse, ce demi-siècle a vu l’épanouissement des sciences relatives à l’élevage de tous les animaux. L’amélioration de ceux-ci a été favorisée par les travaux des physiologistes, des biologistes et autres chercheurs, au premier rang desquels il faut placer les travaux anciens de Mendel tardivement ramenés à l’actualité et qui furent le point de départ d’une science nouvelle de la reproduction des êtres vivants, la génétique.



